L'intérieur

Clé de voûte

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LE CHOEUR est voûté d'ogives : la clé de voûte est sculptée du monogramme du Christ, entouré de flammes. Les arcs reposent sur quatre colonnes, dont deux, mutilées, sont masquées par des boiseries. Les deux qui subsistent, accolées au mur ouest, supportent des chapiteaux sculptés de visages de diables très expressifs. Ils étaient autrefois peints. Des quatre placards ouverts à l'origine dans les murs, trois subsistent. Ils servaient à ranger les objets du culte et les ornements avant la construction de la sacristie. L'un d'eux a conservé son entourage décoratif simulant un appareil de pierres de taille, peint à l'ocre rouge. Sur le mur nord, on peut voir deux croix de consécration, elles aussi peintes à l'ocre, ainsi qu'une inscription tracée en noir : Nicolas Marlin et Claude Aiglotte sa femme 1613, accompagnée d'un tau et d'une croix. Les vitraux des deux fenêtres datent du XIX° siècle, tout comme ceux de la nef. LA NEF Un mur épais, percé d'une arcade en ogive, sépare le choeur de la nef, et constitue un obstacle à la vue. Sa présence s'explique par le fait que ce mur supportait autrefois le poids du clocher . La nef est aujourd'hui plafonnée, mais à l'origine la charpente était visible, ce qui donnait à cet espace un plus ample volume. Sa simplicité répond à celle qu'offre son extérieur : aucune moulure, aucune corniche ne vient rompre la nudité des parois. A gauche, en entrant, on voit les anciens fonts baptismaux, qui se présentent sous forme d'une piscine, ménagée dans le mur, dont la partie haute est moulurée en accolade. Devant l'entrée du choeur, place honorifique, se trouve la seule pierre tombale de l'église. Sous la fenêtre nord est apposée une plaque de marbre qui porte le nom des paroissiens tombés au Champ d'Honneur durant la guerre 1914-1918. Au devant de la nef, sous le clocher, fut installée en 1826 la vasque des nouveaux fonts baptismaux taillés dans la pierre d'Ahuy, dont le dessin est conservé dans les archives.